Reprise en juillet dernier par le fonds d’investissement français Horus Finance à la barre du tribunal de commerce, la société Billards Chevillotte (5,5 Me de CA en 2008, une quarantaine de salariés), historiquement implantée à Orléans, repart à l’assaut de marchés où elle exerce un leader-ship mondial incontesté.
Christophe Felisa, le nouveau directeur général venu du monde du luxe (Cartier, Mont-Blanc via le groupe Richemont, Laguiole), nous indique ainsi qu’il entend “repositionner l’entreprise sur le haut de gamme, voire le très haut de gamme, notamment à l’export, sans pour autant abandonner les autres segments du marché”.
Ainsi, les Billards Chevillotte, qui ont restauré le “grand billard du roi” à Versailles, vont réaliser 50 exemplaires d’une copie de ce billard royal qui seront destinés à une clientèle fortunée (Russie, Moyen-Orient). Chaque unité de ce modèle de prestige sera vendue au prix de 50 000 e. D’importants investissements commerciaux vont également être réalisés par la nouvelle direction ; celle-ci vient ainsi d’achever la rénovation du show-room parisien situé dans le quartier de la Madeleine et recherche activement un point de vente sur la Côte d’Azur.
Les Billards Chevillotte, qui réalisent déjà 30 % de leur facturation à l’export, entendent progresser dans de nom-breux pays hors Europe, notamment en Amérique latine (Mexique, Colombie) où la société est en quête de partenaires. “Notre plan d’affaires table sur un triplement du CA d’ici à cinq ans” indique Christophe Felisa.














