Confronté à une dégradation importante de sa trésorerie, le groupe d’électronique Cire (420 salariés, environ 40 M€ de CA en 2009), dont le siège est à Bellegarde-du-Loiret
, fait l’objet depuis la fin juillet d’une procédure de redressement judiciaire ordonnée par le tribunal de commerce d’Orléans et assortie d’une période d’observation de six mois.
Selon Claude Boulay, le pdg de l’entreprise, cette situation s’explique à la fois par la dégradation des marchés en raison de la crise, phénomène « qui a réduit l’activité de 20 % » sur 2009, ainsi qu’aux conséquences « de l’application de la loi de modernisation de l’économie (LME) » ; celle-ci a contraint la société à réduire les délais de paiement à un moment délicat. Pour autant, Claude Boulay se veut raisonnablement optimiste, considérant que « les difficultés sont plutôt derrière nous et la croissance de l’activité depuis février nous a ramenés à nos niveaux d’avant la crise ». Dans ce contexte, et « sans évacuer aucune hypothèse », y compris celle d’une modification du capital, la direction a mis à l’étude un plan de continuation qui à priori n’aurait aucun impact sur les effectifs.
Constitué de plusieurs sociétés positionnées sur des niches, le groupe Cire emploie une centaine de salariés à Bellegarde-du-Loiret, près de 80 à St-Ay et 55 à Puiseaux, également dans le Loiret. Il exploite aussi des sites à Villeneuve-le-Roi (94), Plantin (01), Chalon-sur-Saône (71) et Cholet (49).














