Le contrat éthiopien plombe les comptes de Vergnet

Le fabricant orléanais d’éoliennes de petite et moyenne puissance Vergnet est de nouveau secoué par des vents contraires. Le groupe, consolidé en avril dernier à l’issue d’une prise de participation du FSI (Fonds stratégique d’investissement) et de Nass&Wind pour un montant de 18 M€, a creusé ses pertes au premier semestre 2011 : elles s’élèvent en effet à 4,4 M€ contre  3,6 M€ il y a un an.
Sur la période, le CA de la branche éolienne a pourtant augmenté de 60 % à 29,6 M€ pour un CA total de 38,1 M€ mais, en raison des importantes dépenses de développement liées notamment au contrat éthiopien (livraison de 120 machines), les pertes de cette activité spécifique s’élèvent à 5,7 M€. Et les modalités à venir du déploiement en Afrique du Nord-Est ne rassurent pas les observateurs : seule une douzaine de machines sur les trente que comptait la première tranche a été réceptionnée. Et les deuxième et troisième tranches ont également pris du retard.
En conséquence, Vergnet ne devrait réaliser en 2011 qu’un CA compris entre 65 et 75 M€ soit… deux fois moins que ce qui avait été initialement annoncé. De quoi assécher totalement la trésorerie et les fonds propres, pourtant renforcés par l’augmentation du capital au printemps dernier. Certains analystes jugent qu’une nouvelle augmentation de capital d’ici au début de l’année prochaine ne pourra être évitée.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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