Pas de plan social en vue chez Hutchinson à Montargis

En dépit d’anticipations pessimistes nourries par les perspectives de la fin de la prime à la casse, la direction de l’usine Hutchinson de Châlette-sur-Loing, près de Montargis, n’envisage pas de plan social. « L’attrition naturelle des effectifs provoquée par les départs de toute nature devrait nous permettre de passer le cap » suggère Christian Leys, le directeur de cette usine de 1 240 salariés (dont 43 intérimaires). Par ailleurs, l’usine montargoise pourrait bénéficier de transferts de production à forte valeur ajoutée en provenance d’autres usines du groupe.
« Avec un coût horaire de production de 25 €, nous ne pouvons pas faire de miracle » indique Christian Leys, qui indique toutefois que le site a, parallèlement à la fonte de ses effectifs d’opérateurs, renforcé ses équipes d’ingénieurs et de techniciens (150 cadres et ingénieurs, 430 Etam sont ainsi employés à Châlette-sur-Loing). Fait marquant : c’est aujourd’hui le syndicat de cadres CFE-CGC qui occupe une position de leadership.
L’usine, surtout dédiée aux marchés automobiles, compte quatre départements principaux : transfert de fluides (496 salariés), étanchéité (454 salariés), pneumatiques (pneus de vélos, ferroviaire et rechange automobile) de 124 salariés et un département industriel (isolation) qui emploie 130 personnes. Châlette accueille également la plate-forme de recherche du groupe (160 collaborateurs).

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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