Après Meung-sur-Loire, Jabil continue à céder ses actifs européens

Le groupe de sous-traitance électronique Jabil continue à se délester de ses actifs français. La direction de l’usine brestoise vient, en effet, d’annoncer aux représentants des salariés (216 personnes) que le site allait être cédé , ainsi qu’une unité dans le Gard et deux en Italie, à la société américaine Competence, filiale du fonds d’investissement Mercatech. La vente serait effective au mois de juillet.
Rappelons qu’à Meung-sur-Loire (45), l’ex-usine Jabil (environ 450 salariés, 69 M€ de CA en 2009), spécialisée dans l’assemblage de circuits électroniques, a aussi changé de mains en octobre 2009. Elle a, en effet, rejoint le volant d’actifs industriels géré par le fonds d’investissement américain AIAC (American Industrial Acquisition Corp.). Celui-ci n’est pas un inconnu en France puisqu’il contrôle aussi un autre sous-traitant électronique installé à Lyon (69), la société JST Transformers spécialisée dans la conception et la réalisation de transformateurs de haute tension.
Rebaptisée MSL Circuits – MSL pour Meung-sur-Loire ou pour Manufacturing Services Logistic –, la société est repartie du bon pied en renouvelant pour une durée de trois ans le contrat de sous-traitance qui la lie avec le groupe Valeo et qui lui assure plus de 60 % de la charge. « Nous avons par ailleurs engagé le recrutement de nouveaux clients dans le domaine de l’énergie, des transports et la géo-localisation », nous indique un porte-parole de l’entreprise. Fort d’un carnet de commandes bien rempli, MSL Circuits table sur un CA 2010 qui pourrait atteindre les 85 M€.
Pour autant, la direction, qui a renouvelé le parc machines (4 lignes d’assemblage) ces dernières années, n’entend pas engager, à moyen terme, de nouveaux investissements.

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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