La direction du fabricant d’imprimantes Lexmark frappe une nouvelle fois le siège administratif (support qualité, support client) de sa filiale française, récemment installée dans de nouveaux locaux à Orléans. Le groupe a, en effet, annoncé la suppression de 130 postes en France, dont 110 à Orléans où Lexmark employait jusqu’alors 180 salariés.
Cette brutale réduction d’effectifs s’inscrit dans le cadre d’un programme mondial d’économies qui prévoit la suppression de 860 postes.
Le siège orléanais, qui employait plus de 450 collaborateurs en 2006, est l’un des sites mondiaux les plus touchés par cette restructuration qui prévoit aussi la suppression d’une vingtaine de postes à Suresnes (92) où le groupe a installé son siège commercial France (130 salariés) et d’une petite dizaine de postes dans les différentes agences.
Les syndicats, « indignés » par ces mesures, estiment, probablement à juste titre, qu’elles augurent d’une volonté de procéder à terme à la fermeture définitive de la plate-forme orléanaise. « Comment croire à la volonté de Lexmark de maintenir in situ une activité sur le long terme alors que l’unité orléanaise va être dépouillée de la quasi-totalité de ses fonctions centrales (RH, services financiers) ? » nous indique un représentant du personnel qui souhaite aujourd’hui demander des comptes aux collectivités locales « qui ont beaucoup exploité l’image d’excellence de l’entreprise. A eux désormais de renvoyer l’ascenseur au profit des salariés touchés par cette restructuration. »














