Alstef Automation repris par ses salariés

A Boigny-sur-Bionne, Alstef Automation (environ 25 M€ de CA, 130 salariés) vient d’être repris par les cadres dirigeants associés à l’ensemble des salariés. “L’entreprise, qui appartenait à l’origine à Alstom, avait déjà fait l’objet d’un LBO il y a six ans” explique Pierre Marol, le pdg qui détient désormais 50,1 % d’Alstef Automation. 
 Tout dernièrement, le groupe a été racheté par le britannique Babcok, un spécialiste de la maintenance industrielle et du facilities management. Mais ce dernier n’a souhaité conserver que le site principal de Leicester au Royaume-Uni (environ 1 000 salariés), plus proche de son coeur de métier. Les deux unités, celles de Leicester et de Boigny-sur-Bionne, étaient filiales du holding Alstec depuis le LBO. Aux termes de l’opération, qui a été exclusivement financée par emprunt, le management détient désormais 25 % du capital tandis que 80 salariés se partagent les quelque 25 % restant. Alstef Automation, qui “maintiendra des relations commerciales avec l’usine britannique” est spécialisé dans la conception d’équipements de manutention automatisée pour le secteur aéoportuaire et pour les opérateurs de logistique.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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