Dubus Industries reprend Technorop, près de Nantes

Le fabricant de machines-outils pour les menuisiers industriels Dubus Industries, de Malesherbes, s’est porté acquéreur à la barre du tribunal de commerce de Nantes d’une partie des actifs de la société Technorop Automation, rebaptisée dès la reprise, au mois de décembre dernier, Technorop Industries. Concurrent de longue date de Dubus sur le marché des ficheuses (machines à poser des charnières de portes et de fenêtres), Technorop Automation avait été placé en redressement judiciaire le 21 septembre dernier “en raison de problèmes de gestion” affirme le repreneur. Ce dernier, qui a conservé le site de la Chapelle-sur-Erdre, en banlieue nantaise, et 24 des 42 salariés, compte développer l’activité de robots pour la menuiserie industrielle (cellules d’usinage et d’ébavurage, de poses de colle, de manipulation de vitrage…) après avoir décidé d’abandonner l’activité de robots pour l’industrie automobile, jugée “non rentable”. Technorop Industries, qui table sur un CA de 3,5 M€ en 2008 (6,5 M€ avant le dépôt de bilan), devrait embaucher “7 à 8 personnes d’ici à la fin de l’année” et envisager une facturation “de l’ordre de 5 à 6 M€ dès 2009”. Dubus Industries (125 salariés dans le Loiret, 18,3 M€ de CA en 2007 et 21,3M€ prévus en 2008 grâce à un carnet de commandes bien rempli) a été repris en main par Jean-Marie Courtois, 63 ans, après l’échec – très récent – du passage de témoin à un cadre dirigeant, Thierry Nouchet. Jean-Marie Courtois, qui possède environ 15 % du capital, au côté des cadres (environ 20 %) et de deux fonds d’investissement (65 %), envisage toujours de se retirer, “de préférence au profit des cadres” dont il espère qu’ils pourront monter au capit a l à l’occasion, par exemple, d’une sortie des fonds (Alliance Entreprendre, actionnaire depuis le premier LBO de juin 2000, et MBO Partenaires, entré à l’occasion du LBO secondaire de juin 2005, détiennent chacun 32,5% du capital).
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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