MSL Circuits pourrait investir 2 M€ à Meung-sur-Loire

L’usine MSL Circuits (ex-Valeo, ex-Jabil) de Meung-sur-Loire, un site de 500 salariés dont 450 en CDI, pourrait se doter d’une 8e ligne de production dans le cadre d’un investissement de 2 M€. La société, désormais contrôlée par un duo d’investisseurs composé de l’américain Léonard Levie et du français Marc Renard-Payen, a répondu à un appel d’offres portant sur l’installation d’une solution de géolocalisation de poids lourds. L’application développée par le consortium Alvia – composé notamment du concessionnaire d’autoroute Sanef, de la SSII Atos Origin et de Siemens – doit permettre à l’Etat de gérer l’écotaxe qui sera acquittée par les transporteurs à partir de 2012.
« Si nous remportons cet appel d’of-fres dont le résultat devrait être connu avant la fin de l’année, notre CA, qui s’élève à 85 M€ en 2010, devrait doubler », affirme Bruno Racault, le pdg de l’entreprise. De surcroît, ce programme qui s’étendra sur douze ans, permettra de sécuriser la charge de MSL Circuits. Pour autant, cette réussite ne conduira pas la direction à embaucher massivement. En cas de succès, entre 30 et 40 salariés, « en CDD dans un premier temps », devraient rejoindre l’usine qui exploite 12 000 m2 de surface de production et 6 000 m2 de surface de stockage.
« Notre modèle économique est fondé sur une très forte automatisation et sur des standards de qualité qui n’ont pas beaucoup d’équivalent », commente Bruno Racault. « Ce qui nous permet au final d’être au même niveau de prix que nos concurrents low-cost si l’on inclut les coûts de transport et ceux de la non-qualité ». Ainsi, le niveau d’unités défectueuses rejetées chez MSL Circuits s’élève à 9 PPM (9 unités par million).
L’entreprise, qui sort d’une phase difficile, a réussi à réduire son exposition à l’industrie automobile en se positionnant sur les marchés de la mécatronique, du médical et des smart grids (réseaux et compteurs intelligents).
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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