Un peu plus de trois mois après avoir été placé en redressement judiciaire, le fabricant de batteries Steco Power est dans l’expectative. Arrivé aux commandes après la procédure, François Rivière, un ancien cadre dirigeant de l’industrie textile (Prouvost)
, doté d’une expérience de redressement d’entreprises en difficulté, donne rendez-vous le 14 novembre au tribunal de commerce d’Orléans. Ce jour-là, un nouveau point sera établi.
« Nous travaillons à un plan de reprise avec l’actionnaire (l’assureur Esca, NDLR)», déclare François Rivière, qui s’affirme convaincu de l’avenir de l’entreprise d’Outarville dans la batterie de seconde monte, surtout depuis les fermetures récentes de ses concurrents en France, Exide et Johnson Controls.
Si le dirigeant refuse de se prononcer sur un éventuel plan social, les syndicats sont inquiets : « Il y aura un plan social, mais de quelle ampleur ? François Rivière ne nous a encore rien présenté », regrette Gilles Hardouin, le délégué FO, qui indique que des salariés ont déjà quitté l’entreprise de leur propre chef : « Les gens s’énervent, ils aimeraient bien savoir à quelle sauce ils vont être mangés ». Les 190 salariés actuels seront probablement informés avant l’audience du 14 novembre.














