L’ex-site Baxter d’Amilly conditionnera… de l’huile d’olive

Exclusif Lettre Valloire ! L’usine Clintec du groupe Baxter, qui a fermé ses portes l’été dernier en laissant sur le carreau près de 112 salariés (cf. LV n°455), va prochainement reprendre du service… dans l’agroalimentaire. Le groupe français de sous-traitance pharmaceutique et cosmétique Fareva s’apprête, en effet, à racheter ce site de 8 000 m2 couverts initialement spécialisé dans la fabrication de poches de nutrition parentérale. Bernard Fraisse, son pdg, nous annonce qu’il entend développer à Amilly “une activité de conditionnement en aérosols d’huile d’olive à destination alimentaire”. Le projet est né de l’obtention par Fareva de l’exclusivité de l’exploitation d’un brevet déposé par le groupe allemand Lindal. Dans un premier temps, le repreneur entend produire chaque année entre 25 et 30 millions d’aérosols qui seront commercialisés en Europe de l’Ouest, sur le pourtour méditerranéen, au Moyen-Orient, en Afrique et dans la péninsule arabique. L’ensemble du projet représente un investissement de 3 M€ la première année et va se concrétiser par l’embauche progressive de 110 personnes sur trois ans. La reprise de l’activité est envisagée pour la fin 2008 ou le début 2009. Rappelons que Baxter avait été contraint d’abandonner l’usine d’Amilly suite au transfert des fabrications sur l’usine belge de Lessines. Le groupe Fareva a fondé son développement sur l’acquisition d’usines pharmaceutiques, cosmétiques et de fabrication de produits ménagers. Implanté en Ardèche, où il possède encore son entreprise “historique”, les Fabrications Chimiques Ardéchoises, le président Bernard Fraisse a repris dernièrement un site du laboratoire britannique GSK à Hérouville-St-Clair (14), à la suite du rachat de deux usines Pfizer à Angers (49) et au Val-de-Reuil (27). Fareva a réalisé sur 2007 un CA de 450 M€, dont plus de 40% sur les marchés de la sous-traitance pharmaceutique. Il emploie près de 3 000 collaborateurs.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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