Masterfoods supprime plus de 100 postes à St-Denis-de-l’Hôtel

Trois de chute ! Après Federal Mogul et Faurecia, c’est au tour de Masterfoods à St-Denis-de-l’Hôtel d’annoncer une sévère coupe dans ses effectifs. La filiale à 100 % du groupe Mars prévoit, dans le cadre d’un programme de suppression de 1 100 postes engagé à l’échelon européen (cf LV n°402), de gommer 193 postes en France. Des quatre sites français (2 300 salariés au total), l’unité de St-Denis-del’Hôtel – qui accueille le siège social – et celle d’Haguenau (67) seront les plus affectées puisque respectivement 102 et 74 postes devraient passer à la trappe. Selon un parole du groupe, “il s’agira quasi exclusivement de postes de management”. Des reclassements (65 pour le site de St-Denis, 34 pour Haguenau) sur d’autres unités (Allemagne et Royaume-Uni) seront proposés aux salariés concernés par ces mesures. Le site de St-Denis-de-l’Hôtel est spécialisé dans les aliments humides pour chiens et chats, un segment fortement concurrencé par les aliments secs. Aucun calendrier n’a été fixé, toutefois les consultations sur le livre IV ont débuté le 11 mai dernier.
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Mis à jour ( Vendredi, 02 Janvier 2009 12:28 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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