Keolis chasse Transdev des transports de l’agglo orléanaise

Le 1er janvier 2012, Keolis reprendra l’exploitation du réseau de transport urbain de l’agglomération orléanaise. La filiale de la SNCF a été choisie par Charles-Eric Lemaignen, président de la communauté d’agglomération Orléans-Val de Loire – qui soumettra sa décision au vote du conseil communautaire du 18 octobre – en raison d’une proposition jugée « plus équilibrée » que celle de sa concurrente Transdev, désormais filiale de Veolia ; celle-ci perd ainsi un marché qu’elle exploitait depuis une trentaine d’années.
Transdev proposait, selon Charles-Eric Lemaignen – qui était assisté dans son choix par quatre élus communautaires, dont un d’opposition –, un réseau « très hiérarchisé » qui renforçait les quatre lignes à forte fréquentation. Keolis l’a emporté avec une offre faisant la part belle aux transports alternatifs (1 000 vélos à location longue durée, dont 400 électriques, complèteront, dès 2013, le réseau actuel des 330 vélos +, 2 bus hybrides seront mis en expérimentation pour deux ans, 22 véhicules en auto-partage seront proposés dans 8 stations…) et allongeant les services des bus jusqu’à 22 h en semaine et minuit en week-end, au lieu de 21 h actuellement. Keolis reprendra les 740 salariés de la Setao, filiale  de Transdev, et créera même 19 postes supplémentaires.
Keolis, qui exploitera aussi Cleo, la seconde ligne de tramway (mise en service à la fin juin 2012), s’est engagé sur la base de 30 millions de passagers transportés annuellement à l’échéance de ce contrat de sept ans (31 décembre 2018). Cette fréquentation intègrera naturellement les quelque 6 millions de passagers de Cleo. Au terme du contrat, la contribution annuelle de la collectivité devrait se maintenir à peu près au niveau actuel (un peu plus de 47 M€) malgré les 3,4 M€ de coût d’exploitation de Cleo. Cette même année 2018, Keolis équilibrera les charges provisionnelles (64M€, soit seulement 2 M€ de plus qu’en 2011) avec un montant de recettes de l’ordre de 17 M€.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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