Orléans serait-elle moins attractive ?

Une question sous-tend la cuvée 2005 de la traditionnelle étude du cabinet Atisreal Auguste-Thouard sur le marché orléanais de l’immobilier d’entreprise : Orléans serait-elle devenue moins attractive ? Certes, l’année qui vient de s’écouler est un bon cru en matière de bureaux transactés (24 676 m2), mais elle le doit pour l’essentiel aux 7 300 m2 d’IBM à Charbonnières (immeuble construit par Sogeprom et vendu à Axa). Si l’on retranche du total cette opération, Eric Lecomte, responsable du bureau orléanais, remarque que “le marché tertiaire a été l’un des moins actifs de ces dix dernières années”. La densité de l’offre – condition indispensable au dynamisme du marché – n’est pas en cause puisque le stock de surfaces de bureaux disponibles à moins d’un an dépasse les 40 000 m2, soit plus de 18 mois de commercialisation. Et ce volume va encore s’enrichir du programme Orléans Plaza (12 000 m2) du promoteur strasbourgeois Lazard (cf. LV n°419), des quelque 15 000 m2 qui seront libérés à partir de 2008 par différentes administrations de l’Etat et, probablement, d’un immeuble à construire rue Georges-Jacques- Danton, sur l’ancien site Rivierre-Casalis de Fleury-lès-Aubrais. Du côté des locaux d’activité et de l’entreposage, l’année aura été morose avec une baisse de 42 % du volume transacté (80 650 m2 au lieu de 138 050 m2), le plus bas enregistré depuis huit ans. Cette baisse s’explique notamment par un effondrement des transactions dans le neuf “dont le stock n’a pas été renouvelé, surtout en logistique” précise Eric Lecomte. L’inadéquation entre la demande et une offre “souvent obsolète, inadaptée et engendrant des restructurations lourdes et coûteuses” explique certainement cela, au même titre que la concurrence plus vive du sud de l’Ile-de-France.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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