En difficulté, Risc Group a néanmoins créé des emplois à Ormes

Tout juste un an après l’inauguration de ses nouveaux locaux d’Ormes et la venue à Orléans de Loïc Pequignot, alors président et directeur général de Risc Group, le spécialiste français de la sécurité informatique a – presque – respecté son tableau de marche. Quelque 80 personnes travaillent actuellement sur le Centre de Contacts Clients (CCC) d’Ormes, dont une trentaine dans le call center créé sur le site et le reste dans le service de hot line transféré de Saran.
C’est un peu moins que la centaine d’emplois annoncée en décembre 2008, mais Risc Group vit une période de turbulence. Quelques jours après être venu à Orléans, Loïc Pequignot quittait le groupe, dirigé depuis par un binôme formé de Gérard Guillot (président) et de Philippe Weppe (directeur général). Après un exercice 2008-2009 catastrophique (83,6 M€ de CA mais… 29,9M€ de pertes, après dépréciation des écarts d’acquisition de plusieurs sociétés rachetées les années précédentes), Risc Group a dû accepter à son tour de table une autre SSII, STS Group, qui détient, après une augmentation de capital réservée de 10,8M€, près de 30 % de sa cible.

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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