Salbris ne parvient plus à équilibrer son budget

Jean-Pierre Albertini (MoDem), le maire de Salbris (41), vient de faire voter par sa majorité un budget primitif 2010 qui accuse un déficit d’environ 2,1 M€ sur un budget total de 11 M€ (fonctionnement, investissement et budgets annexes), ce qui est parfaitement…  illégal, les collectivités ayant pour obligation de présenter des comptes à l’équilibre.  « Je souhaite attirer l’attention sur la situation de la ville et du bassin d’emploi qui ont été éprouvés depuis une dizaine d’années par des restructurations industrielles de grande ampleur, entraînant un manque à gagner en recettes d’environ 1 M€ » indique le maire.
Certes, Jean-Pierre Albertini a bien tenté de jouer la carte du développement économique, « mais les recours engagés contre nos différents projets (plate-forme logistique Prologis, parc touristique du Bas-Boulay) ont décalé la perception des recettes que nous escomptions ».  Ainsi, le seul projet de plate-forme logistique Prologis aurait dû générer près de 1 M€ de recettes fiscales récurrentes et près de 650 000€ en taxe locale d’équipement, avance Jean-Pierre Albertini, qui souhaite placer « tout le monde devant ses responsabilités ».
Dans cette attente, le budget fautif a été remis au préfet. Celui-ci l’a déféré devant la Chambre régionale des Comptes, qui a deux ou trois mois pour rendre un avis à l’issue d’un débat contradictoire. « Soit nous trouvons ensemble des solutions qui n’amputent pas la qualité des services rendus à la population, soit la ville sera mise sous tutelle » indique Jean-Pierre Albertini qui en signe de bonne volonté… vient d’augmenter les impôts de 15%. Selon l’opposition, les comptes de la ville, grevés par un endettement massif (11 M€), ont été plombés « par des anticipations de recettes fondées sur des opérations hasardeuses ».

Envoyer Imprimer PDF
 


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
Retrouvez le contenu complet
de la Lettre Valloire
REGION CENTRE
BERRY
EURE-ET-LOIR
INDRE-ET-LOIRE
LOIR-ET-CHER
LOIRET