Orléans accueille le pôle R&D de LVMH

LVMH vient d’annoncer le lancement d’Hélios, le futur centre de recherche commun à l’ensemble de la branche Parfums et Cosmétiques du groupe dont nous avions évoqué à plusieurs reprises le projet dans les colonnes de La Lettre Valloire. Hélios entraînera la construction de 16 500 m² de laboratoires et bureaux HQE sur le site des Parfums Christian Dior, à St-Jeande- Braye, pour une enveloppe globale d’environ 29 M€. Les travaux devraient être lancés cet été pour une livraison fin 2009. Le site hébergera 280 chercheurs et ses extensions permettraient d’en accueillir jusqu’à 350, avec une fréquence d’embauche de 4 à 10 chercheurs très qualifiés par an. Hélios pourra également héberger dans l’avenir la première plate-forme technologique d’un futur Institut de la peau qui pourrait être mis en place grâce à une aide de l’Etat et des collectivités. Ce choix du site orléanais confirme bien entendu l’unité de production de Christian Dior et l’on imagine que l’existence du pôle de compétitivité de la Cosmetic Valley n’a pas été pour rien dans le choix du groupe de Bernard Arnault. Le rachat récent par LVMH du pôle cosmétiques de PPR, regroupés sous l’enseigne YSL Beauté (marques Yves Saint-Laurent et Boucheron, produits Roger & Gallet, licences Stella McCartney, Oscar de la Renta, Ermenegildo Zegna), pourrait bénéficier à l’unité de St-Jean-de-Braye. On se souvient qu’YSL Beauté (626 M€ de CA en 2006) a vendu au printemps 2006 son unité de production d’Evreux (27) au façonnier cosmétique SDPP pour ne conserver que le site de Lassigny (60). LVMH souhaitera-t-il conserver deux unités, l’une au nord et l’autre au sud de Paris ? Si le groupe de Bernard Arnault devait faire un choix, nul doute qu’Orléans part avec une longueur d’avance.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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