Plastivaloire confirme son intérêt pour Bourbon


21-9-10 - Le plasturgiste tourangeau Plastivaloire (164 M€ de CA) est en passe de réaliser une importante opération de croissance externe. Le groupe de Patrick Findeling (ci-dessus avec Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au commerce, à l’artisanat et aux PME en septembre 2009 lors de l’annonce de mesures de restructuration) a été contraint par l’autorité des marchés financiers (AMF) de confirmer qu’il envisageait bien de reprendre le groupe Bourbon, un fabricant jurassien de pièces de plastiques décorées (187 M€, 2 230 salariés sur une douzaine de sites). Toutefois, on se refusait prudemment ces jours derniers au siège du groupe installé à Langeais (37) d’en dire davantage sur un « projet qui n’est pas encore abouti ». Cette opération pourrait être accompagnée par le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA), une structure financée par les constructeurs automobiles français et le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI). Elle lui donnerait l’occasion de doubler de taille et de poursuivre ainsi une stratégie de croissance externe qui s’est déjà traduite par le rachat des actifs de Key Plastics en 2009.

Rappelons que Plastivaloire sort tout juste d’une période calamiteuse qui a conduit le groupe à supprimer près de 80 postes l’an passé. La direction avait même envisagé la fermeture du site de Chinon, avant de renoncer à ce projet suite à l’intervention des pouvoirs publics ; ces derniers avaient accepté de participer au financement d’un plan de formation dans le cadre d’un dispositif de chômage partiel de longue durée. Ces efforts de redressement ont manifestement porté leurs fruits puisque le groupe tourangeau, certes encore convalescent, est revenu dans le vert sur les six premiers mois de l’exercice 2009-2010 (+ 4,9 M€ de résultat consolidé) sur un CA de 116,3 M€.

 




Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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