Une plate-forme de démantèlement de munitions à Bourges ?


La CFDT fait le tour des élus locaux et des ministères afin de leur présenter le projet d’implantation sur Bourges d’une plate-forme de démantèlement de munitions. Un projet spécifique est déjà porté par MBDA, mais cette seconde initiative, qui viendrait en complément, « vise à créer une filière générale prenant en charge le démantèlement de tous types de munitions, y compris les systèmes pyrotechniques embarqués dans les air-bags automobiles (600 grs par voiture équipée) » indique Gérard Hayotte, l’un des promoteurs de cette initiative.
La plate-forme devra idéalement être située à Bourges, « le Cher et le Loir-et-Cher détenant probablement le plus important potentiel pyrotechnique d’Europe ». Cette unité, qui exigera un investissement d’au moins 20 M€, emploiera au bas mot une centaine de salariés très qualifiés. « Il y aura du grain à moudre » assure-t-on à la CFDT où, s’appuyant sur une étude du ministère de la Défense, on indique que les volumes de munitions classiques à démanteler s’élèveront à 20 000 tonnes sur la période 2009-2013. La plate-forme s’appuiera naturellement sur les ressources du Centre National des Risques Industriels (CNRI) et de l’école d’ingénieurs berruyère (ENSI).
« C’est un dossier éminemment politique, juge Gérald Hayotte. Le gouvernement doit choisir entre la préservation d’une véritable filière pyrotechnique française ou la délocalisation de l’activité de démantèlement vers des pays comme l’Allemagne ».

 











Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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