SCA supprime 44 emplois à Orléans et ferme 11 usines d’emballage en Europe


Image and video hosting by TinyPic Exclusif La Lettre Valloire. Jan Johansson (hier mardi 28 avril, durant la présentation des résultats trimestriels), CEO du groupe papetier et forestier suédois SCA (52 000 salariés, 11,5 Md€ de CA en 2008), a annoncé hier des mesures de restructuration à la mesure de la crise, particulièrement sensible dans le secteur de l’emballage. Le groupe va fermer 11 usines européennes dans ce secteur du packaging et supprimer au total 2 200 emplois, soit 14 % des effectifs d’une branche d’activité qui représente près du tiers de la facturation totale de SCA. Le patron du groupe scandinave s’est refusé à citer les usines qui pourraient être touchées, réservant la primeur de ses informations aux partenaires sociaux. En région Centre, SCA possède deux unités d’emballage : Nicollet à Neuville-aux-Bois (45) et les Cartonnages Industriels Mehunois (CIM) à Mehun-sur-Yèvre (18).
On connaît, en revanche, les grandes lignes du plan de restructuration de la division hygiène. Il y a quelques jours, SCA avait annoncé la fermeture de l’usine italienne de Pratovecchio, près d’Arezzo (128 salariés) et une réduction d’effectif au sein de l’usine française de St-Cyr-en-Val, près d’Orléans : 44 postes doivent être supprimés dans cette dernière qui ne comptera plus, après la compression de personnel, que 104 emplois. Mais ce nuage noir annonce peut-être un orage violent : car l’usine orléanaise, rachetée avec quatre autres sites européens il y a deux ans à Procter & Gamble, va néanmoins bénéficier de l’apport de 10 000 tonnes d’essuie-tout en provenance de l’usine du Theil-sur-Huisne (61) qui, elle, tourne à plein régime ; sans cela, il est fort à craindre qu’Orléans, dont la production actuelle de 17 000 tonnes de papier par an est inférieure de moitié à ses capacités, aurait subi le même sort que Pratovecchio (29-4-09).

 











Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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