Les 212 salariés de Philips Dreux seront licenciés


Comme nous le prévoyions dans la dernière édition du magazine de La Lettre Valloire, le spectaculaire baroud d’honneur tenté par les syndicats drouais de Philips EGP à quelques jours des élections régionales n’aura finalement été qu’un feu de paille alimentant de faux espoirs. Le 29 mars, toutes les organisations syndicales – à l’exception de la CGT, très engagée dans le combat – ont, en effet, rendu un avis sur le PSE qui prévoit la fermeture définitive de l’usine de Dreux, spécialisée dans la fabrication de téléviseurs LCD, et le licenciement de ses 212 salariés.
Un avis, qui aussi défavorable soit-il, permet à la direction de réengager la procédure interrompue par le tribunal de grande instance de Chartres ; on se souvient que celui-ci avait été saisi par les syndicats, suite à la gaffe commise par la direction du groupe néerlandais. Celle-ci, engluée dans d’âpres négociations sur les conditions du plan social, avait décidé de fermer le site une veille de week-end dans une parodie de lock out, déclenchant un tsunami médiatico-politique. Le tourbillon avait même obligé le ministre de l’Industrie Christian Estrosi à jouer les démineurs. Dans la foulée, les juges avaient suspendu le plan social et exigé la remise en route de la production. Le tout dans la liesse générale.
Las ! Le soufflé est donc retombé et l’inéluctable s’accomplit. La production devrait se poursuivre jusqu’au 16 avril au rythme de 500 téléviseurs par jour, date à laquelle les premières lettres de licenciement seront envoyés aux salariés concernés. Ils auront tout de même obtenu une amélioration – prime supplémentaire de 20 000 € – des modalités d’indemnisation arrachées à la veille de cet ultime soubresaut. Il ne reste plus à la CGT qu’à dénoncer « la trahison syndicale ».
 











Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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