Les PME du pôle S2E2 peinent à recruter



12-9-11 - L’audit commandé l’an passé par le pôle de compétitivité Sciences et Systèmes de l’Energie Electrique (S2E2) au Cermat (Centre d'Etudes et de Recherche en Management de Touraine) dresse un constat inquiétant : la belle vitrine technologique de S2E2 n'attire pas les compétences, en particulier les ingénieurs. Ce n'est pas vraiment un problème pour les très grandes entreprises, comme STMicroelectronics ou Legrand qui disposent de services de recrutement performants. En revanche, les PME risquent gros à ne pas pouvoir renouveler leur encadrement. 
« Nous avons relevé plusieurs freins, précise Franck Brillet, directeur adjoint du Cermat. D'abord un déficit d'image propre à la région Centre, que beaucoup de jeunes diplômés et de jeunes actifs ne situent pas vraiment sur la carte de France. » De surcroît, S2E2 souffre d’une faible notoriété. « Nous allons accroître notre présence sur des salons dédiés aux étudiants et aux jeunes diplômés », annonce Jérôme Finot, directeur du pôle. En outre, dans les métiers en évolution de l'efficacité énergétique, certaines PME ont des fiches de postes tellement complexes qu'elles ont du mal à dénicher l'oiseau rare. Un des dirigeants interrogés par les chercheurs du Cermat a ainsi patienté un an et demi avant d’embaucher un ingénieur spécialisé dans l'énergie éolienne. 
Autre constat : les PME technologiques ont encore des pratiques de recrutement peu en phase avec la génération Y, celle des 20-34 ans nourrie aux nouvelles technologies et aux relations humaines et sociales fortes. « Les recruteurs pêchent souvent par maladresse sur le plan humain » jugent les auditeurs du Cermat, dont l’étude a débouché sur une série de recommandations et sur une formation au management. Nos lecteurs pourront découvrir l’article complet dans le magazine du mois de septembre 2011 de La Lettre Valloire.
 




Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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