Vers la création d’un Institut du Biomédicament à Tours



31-5-11 -
L’université tourangelle François-Rabelais et l’Institut du Médicament de Tours (IMT) viennent de répondre à un appel d’offre dans le cadre du grand emprunt visant à la création d’un Institut des Biomédicaments et Cosmétiques (IBC) à Tours. Ce projet « engagé de manière très favorable », nous indique Loïc Vaillant, président de l’université François-Rabelais, devrait se traduire par la construction d’un bâtiment de 2 500 m² sur la ZAC du Plat d’Etain à Tours – l’ex-site d’un régiment du Train – où la présidence de l’université va prochainement prendre ses quartiers. Cette plate-forme nationale, qui sera dotée d’une unité de production-école, pourra accueillir près de 320 étudiants dans le cadre de sessions de formation en alternance (formation initiale et continue). Le projet correspondrait à un investissement de 12 M€ qui sera abondé à hauteur de 4 M€ par les collectivités locales. Le résultat de cet appel d’offres sera connu en octobre prochain. Notons que ce projet devrait s’appuyer sur l’obtention récente par l’université François Rabelais d’un label d’excellence (Labex) dans le domaine de la recherche sur les biomédicaments. Une équipe de recherche mixte CNRS-université François-Rabelais a ainsi été désignée chef de file d’un programme de recherche (MabImprove) sur les anticorps ; il regroupe quatre unités de recherche à Tours et quatre plates-formes académiques à Montpellier.
Cet investissement est l’une des facettes du très ambitieux schéma immobilier de l’université de Tours qui prévoit d’affecter près de 200 M€ sur les dix prochaines années à diverses opérations de grande ampleur ; il est ainsi prévu de réaliser le transfert de l’école d’ingénieurs (Polytech) sur  le site de la Faculté des Sciences de Grammont dans un bâtiment à construire de 1 200 m². Par ailleurs, l’université devrait procéder à une nouvelle extension comprise entre 500 et 1 000 m² du site des Tanneurs, installé en bord de Loire.
 




Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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