Les services informatiques reverdissent


6-4-11 - Le marché des services informatiques retrouve le chemin de la croissance. Après le recul de plus de 4 % en 2009, selon le Syntec, et la maigre croissance de 1 % comptabilisée à l’issue de l’exercice 2010, l’année en cours se présente sous de bien meilleurs auspices. « Nous sommes confrontés à un regain prononcé de l’activité », indique ainsi Jeanne Cambournac, responsable des ressources humaines de la direction services grand Ouest de Cap Gemini. Celle-ci emploie près de 1 200 salariés dont une centaine sur Tours (37) et Orléans (45) et devrait massivement recruter au cours des prochains mois. Pas en reste, Atos Origin – qui emploie 1 200 collaborateurs sur Orléans et Blois –  a annoncé son intention de recruter localement 120 ingénieurs d’études et ingénieurs systèmes. De son côté, Sopra Group confirme l’embauche imminente de 150 collaborateurs qui rejoindront sa plate-forme orléanaise : celle-ci emploie déjà 180 salariés.
Cette embellie s’explique par le positionnement spécifique de ces grandes SSII implantées en région Centre. Sopra Group, par exemple, « a acquis une expertise forte dans le domaine de la facturation et des télécommunications, ainsi que dans les grands projets d’applications dans le secteur de la protection sociale et de l’assurance des personnes », souligne Thierry Kircher, le directeur de la plate-forme orléanaise de Sopra. Mais ces investissements en hausse ne se réduisent pas aux seules applications en production exploitées par des grands systèmes. Le web et le développement d’applications on-line sont autant de stimulants de l’activité. Ce qui amène les opérateurs à rechercher des ingénieurs rompus aux langages de développement de l’univers internet (Java et J2E). Sans trop faire la fine bouche ! Car, comme le rapporte un consultant, membre d’un cabinet conseil en ressources humaines, « les meilleurs profils n’auront que l’embarras du choix ; les SSII vont probablement avoir du mal à boucler leurs programmes de recrutement, a fortiori sur des postes basés en province qui n’attirent pas spontanément les candidats ». 

 




Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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