A Chartres, « un speed dating » pour mettre en relation les sous-traitants


A Chartres, la 4e édition des « Rencontres des savoir-faire pour l’industrie » s’est tenue hier 27 mai dans l’enceinte de Chartrexpo, permettant à 80 industriels locaux de se faire connaître et de décrocher des contrats. Clou de cette manifestation, une bourse d’échanges a permis à quelque 200 sous-traitants d’accéder en direct à une soixantaine d’appels d’offres rédigés par des donneurs d’ordre. Ces derniers sont originaires, outre d’Eure-et-Loir « de sept départements limitrophes » explique Michel Teilleux, vice-président de Chartres Métropole, l’un des promoteurs de ce projet très original qui vise à encourager le développement endogène, l’une des marottes du maire UMP de Chartres, Jean-Pierre Gorges.
Le principe de ce speed dating est simple : dans la demie obscurité de la grande salle de Chartrexpo, près de 200 représentants de sous-traitants exclusivement recrutés sur le territoire de l’agglomération chartraine pianotent sur un boîtier électronique fourni à l’entrée. Ils n’ont qu’une petite vingtaine de secondes pour se porter anonymement candidat à une ou plusieurs des offres présentées sur l’écran géant. Evidemment, certaines propositions rencontrent beaucoup de succès (près de 170 candidatures pour l’une d’entre elles), d’autres au contenu plus pointu ne susciteront l’intérêt que de deux ou trois entreprises. Les prises de contacts sont validées dans les jours qui suivent la manifestation. « Nous nous engageons à opérer un suivi personnalisé des demandes, indique Michel Teilleux, car aucun donneur d’ordre ne doit se retrouver le bec dans l’eau…  ». L’élu souligne que l’an passé, un contrat remporté par l’un des sous-traitants participants lui a permis de multiplier par deux son chiffre d’affaires.

 





Economic Circus

La très forte exposition médiatique de la crise chez Philips à Dreux, durant cette deuxième moitié d'hiver 2010, confirme que les périodes pré-électorales favorisent toutes les mises en scène et aiguisent les dispositions de certains courants politiques pour la manipulation de l’opinion.
Les postures des uns et des autres dans cette affaire, déclenchée par l’incroyable maladresse de la direction des ressources humaines du groupe néerlandais, démontrent aussi que les simulacres de la société du spectacle, décrits il y a quarante ans par les situationnistes – ces utopistes de l’ultra-gauche pré-soixante-huitarde – et le culte de l’image ont bel et bien investi toutes les strates de l’activité humaine, y compris le champ économique.
Il ne reste plus qu’à suggérer à la production de TF1 qu’elle organise un « reality show » autour, par exemple, de la séquestration pendant 48 h de cadres dirigeants. Succès d’audience garanti !
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