MSL Circuits sur le pied de guerre à Meung-sur-Loire


1-12-10 - L’usine MSL Circuits (ex-Valeo, ex-Jabil) et ses 500 salariés de Meung-sur-Loire (45) profitent d’une dynamique vertueuse. La société, désormais contrôlée par un duo d’investisseurs composé de l’américain Leonard Levie et du français Marc Renard-Payen, pourrait renforcer ses capacités avec une 8e ligne de production de cartes électroniques dans le cadre d’un investissement de 2 M€. Tout va dépendre du résultat d’un appel d’offres portant sur l’installation d’une solution de géolocalisation de poids lourds. L’application développée par le consortium Alvia – composé notamment du concessionnaire d’autoroute Sanef, de la SSII Atos Origin et de Siemens – doit permettre à l’Etat de gérer l’écotaxe qui sera acquittée par les transporteurs à partir de 2012. 
« Si nous remportons cet appel d’offres, dont le résultat devrait être connu avant la fin de l’année, notre CA, qui s’élève à 85 M€ en 2010, devrait doubler », affirme Bruno Racault, le pdg. En cas de succès, entre 30 et 40 salariés, « en CDD dans un premier temps », devraient rejoindre l’usine qui exploite 12 000 m2 de surface de production et 6 000 m2 de surface de stockage. « Notre modèle économique est fondé sur une très forte automatisation et sur des standards de qualité qui n’ont pas beaucoup d’équivalent », commente Bruno Racault. « Ce qui nous permet au final d’être au même niveau de prix que nos concurrents low-cost si l’on inclut les coûts de transport et ceux de la non-qualité ». Ainsi, le niveau d’unités défectueuses rejetées chez MSL Circuits s’élève à 9 PPM (9 parties par million). L’entreprise, qui sort d’une phase difficile, a réussi à réduire son exposition à l’industrie automobile en se positionnant sur les marchés de la mécatronique, du médical et des smart grids (réseaux et compteurs intelligents).
 




Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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