Ecran noir pour Philips EGP à Dreux


C’en est fini de l’histoire de Philips à Dreux (28). Le groupe néerlandais a décidé la fermeture de l’usine Philips EGP, initialement dédiée à la fabrication de téléviseurs à tubes cathodiques, qui faisait l’objet d’une tentative de reconversion dans les écrans LCD (37 et 42 pouces). Cette mutation industrielle s’était soldée en avril 2008 par la suppression d’environ 280 postes, la première charrette de 2005 ayant déjà entraîné la suppression de 380 emplois. La fermeture définitive, qui devrait être officialisée le 8 octobre lors d’un CCE à Suresnes (92) où est implanté le siège social, va se traduire par le licenciement des 218 salariés restants.
Cette fin piteuse de la présence industrielle de la firme d’Eindhoven à Dreux ne constitue pas une surprise. Les observateurs, les élus et les salariés s’interrogeaient depuis des mois sur la capacité de l’usine à maintenir une activité  fondée exclusivement sur la fabrication de deux formats de téléviseurs. En 2008, lors de l’annonce du second plan social, les syndicats avaient d’ailleurs affiché leur scepticisme, anticipant une fermeture « avant la fin 2010 » et prévoyant à l'époque que « La direction entendra, à moyen terme, concentrer toute la charge sur le site Bruges (Belgique) et les deux d’Europe centrale ».
Les élus, le député-maire UMP Gérard Hamel en tête, vont désormais s’attacher à réindustrialiser le site qui accueille déjà les sociétés Cordon Electronics (maintenance et SAV de produits électroniques) ainsi que le centre de relation client Phone Marketing. La première emploie déjà plus de 150 collaborateurs à temps plein et même 300 en période de pointe saisonnière, tandis que la seconde a prévu de compter, à terme, plus de 400 télé-conseillers. Une troisième entreprise est d'ailleurs annoncée. Les responsables du développement économique s’emploient également à réindustrialiser avec un certain succès la friche léguée par LG Philips Display (15 ha), l’ancienne seconde usine du groupe d’électronique grand public néerlandais.

 











Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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