Une plate-forme de démantèlement de munitions à Bourges ?


La CFDT fait le tour des élus locaux et des ministères afin de leur présenter le projet d’implantation sur Bourges d’une plate-forme de démantèlement de munitions. Un projet spécifique est déjà porté par MBDA, mais cette seconde initiative, qui viendrait en complément, « vise à créer une filière générale prenant en charge le démantèlement de tous types de munitions, y compris les systèmes pyrotechniques embarqués dans les air-bags automobiles (600 grs par voiture équipée) » indique Gérard Hayotte, l’un des promoteurs de cette initiative.
La plate-forme devra idéalement être située à Bourges, « le Cher et le Loir-et-Cher détenant probablement le plus important potentiel pyrotechnique d’Europe ». Cette unité, qui exigera un investissement d’au moins 20 M€, emploiera au bas mot une centaine de salariés très qualifiés. « Il y aura du grain à moudre » assure-t-on à la CFDT où, s’appuyant sur une étude du ministère de la Défense, on indique que les volumes de munitions classiques à démanteler s’élèveront à 20 000 tonnes sur la période 2009-2013. La plate-forme s’appuiera naturellement sur les ressources du Centre National des Risques Industriels (CNRI) et de l’école d’ingénieurs berruyère (ENSI).
« C’est un dossier éminemment politique, juge Gérald Hayotte. Le gouvernement doit choisir entre la préservation d’une véritable filière pyrotechnique française ou la délocalisation de l’activité de démantèlement vers des pays comme l’Allemagne ».

 





Economic Circus

La très forte exposition médiatique de la crise chez Philips à Dreux, durant cette deuxième moitié d'hiver 2010, confirme que les périodes pré-électorales favorisent toutes les mises en scène et aiguisent les dispositions de certains courants politiques pour la manipulation de l’opinion.
Les postures des uns et des autres dans cette affaire, déclenchée par l’incroyable maladresse de la direction des ressources humaines du groupe néerlandais, démontrent aussi que les simulacres de la société du spectacle, décrits il y a quarante ans par les situationnistes – ces utopistes de l’ultra-gauche pré-soixante-huitarde – et le culte de l’image ont bel et bien investi toutes les strates de l’activité humaine, y compris le champ économique.
Il ne reste plus qu’à suggérer à la production de TF1 qu’elle organise un « reality show » autour, par exemple, de la séquestration pendant 48 h de cadres dirigeants. Succès d’audience garanti !
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