
29-9-10 - Le franc-comtois Fam Automobiles a présenté aux élus du Pays Vendômois, hier mardi, sa voiturette électrique F-City, un concept de véhicules urbains fonctionnant à partir des batteries nickel-métal hydrure (Ni-MH) de Saft à Bordeaux.
Mais cette voiturette est en partie régionale puisque son châssis est fabriqué chez Tork Engineering, une filiale de Fam Automobiles installée à Amilly (45), tandis que les éléments de carrosserie sont construits et montés chez Altia (ex-Démarais Industrie) à Montoire-sur-le-Loir (41). Quelques employés seulement sont nécessaires pour les besoins actuels de la production (1 véhicule par jour), mais les perspectives de développement de la mobilité urbaine sont réelles : selon les projections, les véhicules électriques – avec les hybrides – pourraient représenter près de 15 % des ventes d’automobiles en 2020.
Reste que le prix des voiturettes F-City est encore élevé (13 000 € HT pour le premier modèle, jusqu’à 33 000 € HT pour le haut de gamme, possédant une autonomie d’une centaine de kilomètres et pouvant frôler les 70 km/h). Il faudra attendre le milieu de la décennie pour faire chuter ce prix, grâce à de nouvelles générations de batteries, 40 % moins chères que celles du marché ; celles-ci représentent aujourd’hui environ deux tiers du prix du véhicule.
En tout cas, le prix n’a pas semblé rédhibitoire à Maurice Leroy, président du Conseil général de Loir-et-Cher, qui envisage d’équiper certains services du Département de voiturettes F-City. Il lui faudra néanmoins compter aussi avec celles de Matra, assemblées à Romorantin : plus petites et bénéficiant de moins d’autonomie, elles sont aussi moins chères (de 10 000 € HT à 15 000 € HT suivant les modèles). Sept ans après la fermeture de Matra Automobile et le départ des lignes d'assemblage de la Renault Espace vers Sandouville, le Loir-et-Cher renoue donc avec les concept-cars.








