Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
 

Triple A

L’ouverture de cette édition consacrée à l’épineuse question du financement des collectivités locales renvoie naturellement à la perte du triple A de l’Etat français. Une perte qui avait d’ailleurs été largement anticipée par les marchés financiers mais dont l’onde de choc politique ne risque pas de s’éteindre de sitôt.
 

2012

L’année des choix… et de tous les dangers.  Menaces de récession, d’explosion de la zone euro et de désintégration de l’Europe politique, l’année qui se profile devrait mettre les nerfs des entreprises et des citoyens à rude épreuve.
 

Soutien

A l’heure où l’amoncellement des dettes publiques souveraines mine la cohésion politique de l’Europe, il est bon de rappeler l’apport parfois décisif de la contribution de certaines de ses institutions à l’économie régionale. Ainsi, comme nous l’indiquons ci-contre, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) apportera au total, via des prêts consentis à des conditions avantageuses, près de 800 M€ au financement des tramways tourangeau et orléanais ainsi qu’au développement de la filière photovoltaïque régionale. Cette institution, jouissant d’un triple A incontesté, réussit à échapper à la tourmente financière et permet de boucler à point nommé les budgets portés par les élus locaux. Puissent ces derniers ne pas oublier ces coups de pouce lorsqu’il s’agira de défendre auprès de l’opinion les compromis arrachés par les actuels dirigeants européens… 
 

Demain et éternité

L’accord PS-EELV prévoit donc la fermeture de 24 des 58 réacteurs nucléaires en service sur le territoire. Si aucun n’a été formellement désigné, on peut y inclure à coup sûr ceux de Dampierre-en-Burly (45), centrale achevée en 1980, probablement St-Laurent (41), raccordée au réseau l’année suivante, et peut-être Chinon (37), ouverte progressivement entre 1984 et 1988.
 

Règle d’Or

Les responsabilités des collectivités locales raillent fréquemment l’Etat pour son incapacité à  produire des budgets en équilibre opposant, à cette coupable négligence, la prudence des Départements, des Régions et des municipalités.
 

En berne

Contrairement à l’idée régulièrement colportée par certains milieux politiques, la productivité industrielle française n’est pas aussi reluisante qu’ils le prétendent. Ainsi, selon une étude en passe d’être publiée par la Commission européenne, Paris se place à peine au-dessus de la moyenne des 27 pays membres en matière de productivité par salarié, seulement au 10e rang derrière l’Irlande, qui emporte la première place, mais aussi après les Pays-Bas et l’Allemagne.
Sur le plan de l’innovation, l’Hexagone ne se montre pas non plus sous son meilleur jour. Il n’arrive qu’au 16e rang derrière des nations comme l’Italie, le Portugal ou… la Grèce avec une proportion d’entreprises innovantes qui peine à atteindre 50 %. Formons un vœu : que l’enjeu de la redynamisation du tissu industriel français parvienne à éclipser, au cours de la campagne des présidentielles, la tentation protectionniste qui s’avérerait létale pour nos PMI.
 

Sanction

La déroute des sénatoriales pour la droite s’est notamment traduite en région Centre par un grand chelem de la gauche en Indre-et-Loire et par la défaite de Maurice Leroy en Loir-et-Cher.
 

Toubib or not toubib

On manque de stéthoscopes en région Centre. Avec près de 86 généralistes libéraux pour 100 000 habitants contre 100 en moyenne nationale, le tissu de praticiens installés est en passe de virer à la peau de chagrin.
 


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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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