Deux mandats, deux démissions ; il sera difficile à Michel Sapin de nous faire croire qu’il a une passion pour la fonction de président de la Région Centre. Il est tout de
même étonnant - et ennuyeux pour la crédibilité de l’échelon régional - qu’un homme politique de cette envergure préfère le poste de maireadjoint d’une commune de 6 000 habitants – ne se trouvant d’ailleurs pas dans la circonscription de l’Indre qui l’a élu député au mois de juin – à la tête de l’exécutif d’une région de 2 500 000 habitants. L’abandon de poste devrait être définitivement supprimé des moeurs politiques et les démissions en cours de mandat se limiter à une nomination au gouvernement (ce qui était le cas de Michel Sapin en 2000) ou à une raison personnelle grave. Si les élus veulent retrouver la confiance des électeurs, ils doivent s’astreindre à respecter leurs engagements, y compris sur la durée.










