La ligne Maginot bâtie en quelques jours pour défendre la position Danone par ceux qui promettaient, il n’y a pas si longtemps, de boycotter les produits de la firme (cf l’affaire Lu) nous couvre de ridicule, une fois de plus, aux yeux de l’étranger.
Les Français et, plus grave, leur pseudo-élite persistent dans leur obstination à ne rien vouloir comprendre à l’économie de marché. Qu’une entreprise ayant fait le choix de s’appuyer sur un “flottant” (les actions non contrôlées du marché boursier) équivalent à 80 % de son capital soit l’objet d’une OPA est un nonévénement. Cela prouve simplement qu’elle a de la valeur et c’est tant mieux pour ses actionnaires et ses salariés. Lorsqu’il y a quelques semaines, Pernod- Ricard a lancé une OPA sur son concurrent britannique Allied Domecq, personne n’a entendu Tony Blair. De même, lorsque l’ex-BSN a pris en 1994 le nom de Danone, société fondée avant-guerre outre-Pyrénées et croquée ensuite par le français Gervais, le voisin espagnol est resté froid comme un gaspacho.









