C’est un fait. La France a plutôt mieux résisté à la crise financière que ses voisins européens.
Certes, l’année 2009 restera une année noire sur le front de l’emploi, avec sans doute plus de 400 000 emplois détruits, mais les dispositifs de l’Etat-Providence ont joué à fond leur rôle d’amortisseur. D’ores et déjà, supporters et adversaires du gouvernement se disputent les responsabilités du bilan. Pour les uns, le plan de relance gouvernemental tient toute sa place dans cette réussite; pour les autres, seules les structures socio-économiques de la France issues du pacte social de l’après-guerre expliquent cette exception française et l’action du gouvernement n’a eu qu’une part anecdotique. Les prochaines échéances électorales permettront sans doute de trancher ce débat.










