L’annonce de l’OPA de Mittal sur Arcelor pose une nouvelle fois la question du patriotisme économique.
D’abord, il est évident que l’acier est une denrée stratégique, ce que ne seront jamais le yaourt et l’eau minérale de Danone. Ensuite, il n’est guère étonnant - et logique dans un système d’économie de marché - qu’une entreprise possédant un “flottant” équivalent à 85 % de son capital, fragilisée parce que mobilisée ellemême par une OPA hostile sur le canadien Dofasco, soit l’objet d’une opération commando. La défense de certaines entreprises clés de notre patrimoine industriel ne peut passer que par la constitution de noyaux durs de sociétés financières et d’industriels amis. A ce propos, où en est le dossier de création des fonds de pension “à la française”, élément majeur de cette politique ?









