L’information est passée quasi inaperçue, elle est pourtant riche d’enseignements sur la situation du pays. Ainsi, selon les données de la Banque de France, les investissements réalisés dans l’Hexagone par des sociétés étrangères ont chuté spectaculairement de 33 % en 2010, à 28,8 Md€, un « niveau inconnu depuis cinq ans ».
Naturellement, la crise – et ce sera bien sûr l’explication retenue par les pouvoirs publics – constitue l’un des facteurs explicatifs de cette chute. Bien sûr, quelques désinvestissements massifs de Dexia et de Fortis ont pesé sur les statistiques. Toutefois, on n’empêchera pas les observateurs de poser une nouvelle fois la question de l’attractivité du territoire. A l’heure du village planétaire, il est plus que temps que la France dépasse certains de ses particularismes dans le domaine de l’économie et de la sphère publique. A défaut, les futures générations devront s’accommoder d’une inexorable relégation. Qu’on se le dise.











