A Dreux, il ne fait pas bon fermer une usine sans respecter la lettre et l’esprit de la loi. Le groupe Valeo vient de se le voir rappeler par la cour d’appel de Versailles qui l’a condamné à verser 18 000 € en moyenne à chacun des 130 anciens salariés drouais qui contestaient le motif économique de leur licenciement et la fermeture de l’usine, à l’automne 2003.
Cet arrêt, qui infirme la décision de première instance, pourrait engager les 207 autres salariés licenciés à exiger, à leur tour, des indemnités. De leur côté, les 550 anciens salariés de LG Philips attendent le versement de l’indemnité de licenciement promise. La procédure de dépôt de bilan employée par l’entreprise, qui lèse aussi gravement les soustraitants (cf. LV n°424), ne rend pas les choses faciles. Là aussi, le contentieux pourrait se terminer devant le juge.











