Questions simples : la vaguelette rose des dernières municipales doitelle infléchir la dynamique de réformes engagée par l’actuel gouvernement ?
L’humeur changeante des électeurs, qui sanctionnent une ligne politique adoptée six mois auparavant, doit-elle conduire l’équipe présidentielle à revenir sur ses engagements ? Les défis que doit relever la communauté nationale dans les meilleurs délais auraient-ils miraculeusement disparu le 17 mars au matin ? La démocratie d’opinion serait-elle aujourd’hui le seul régime qui vaille ? La réponse à ces questions coule de source. Certes, l’avertissement lancé par les Français doit être pris en compte, certes l’inquiétude légitime de nos concitoyens économiquement les plus vulnérables doit être entendue. Mais l’immobilisme dans la conduite des affaires publiques n’aura qu’un effet : celui d’aggraver les difficultés des Français et obliger le pouvoir qui sera en place à réformer « à chaud ».










