Le coup de force des professionnels du blocus qui, pour la plupart, ne mettent pas la pérennité de leur emploi en jeu, a ceci de choquant qu’il s’entoure d’un fatras de justifications idéologiques et moralisatrices visant à culpabiliser ceux qui osent s’opposer à leur chantage. Mais le raisonnement tenu n’est pas recevable.
Oui, le droit de grève est intangible ; non, il n’est pas supérieur à la liberté de circuler qui constitue l’un des socles de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme ; non, la rue ne peut pas imposer ses oukases à la représentation parlementaire.
Faut-il rappeler aux mutins que des élections générales se tiendront en 2012 et qu’il leur suffira de glisser un bulletin dans l’urne pour revenir sur le projet de réforme des retraites. Le cas échéant, ce sera alors à l’opposition de proposer des solutions qui s’inscriront, n’en doutons pas, dans la tradition de l’exception française que le monde entier nous envie.











