Une récente étude de l’Insee confirme que les Français travaillent 15 % de moins que la moyenne des Européens. Comment s’étonner, dans ces conditions, que le salaire
brut annuel moyen en France soit de 10 % inférieur à celui des quinze pays de l’UE et que le pouvoir d’achat des ménages dégringole ? Il faudra, un jour, cesser de s’enorgueillir de cette prétendue augmentation de la productivité horaire qui nous a propulsés devant les autres entre 1996 et 2004. Dans une économie dominée par les services, où le travail posté est devenu marginal, la baisse de la durée du travail n’entraîne pas corrélativement celle de la production. Le passage aux 35 h des salariés des compagnies d’assurances ou des magasins n’a pas fait chuter de 11 % le montant des primes versées ou des prix à la consommation... La première victime de la RTT n’est pas le PNB de notre pays, mais sa compétitivité.










