Les gouvernements jonglent avec les dispositifs anticrise et les milliards. L’Etat français s’est même engagé à hauteur de 320 Mds€ (plus que son budget annuel !!!) pour garantir les financements interbancaires.
Des sommes exorbitantes, qui ne seront bien en-tendu jamais appelées en garantie, mais qui ont surtout pour effet de plonger tout le monde dans l’angoisse.
Pourtant, à la notable exception de l’immobilier – et du BTP – et de l’automobile, la crise épargne la plupart des secteurs d’activité et les banques locales sont bien loin de pratiquer le tant redouté credit crunch : « A fin octobre, les encours de prêts engagés depuis le début de l’année s’élevaient à environ 700 M€, soit une progression de 12 %. Nous devrions terminer l’année à 1 Md€ » nous confiait récemment l’un des principaux banquiers de la place. Alors, crise ou pas crise ?