Décimée

L’armée française, institution que l’on pensait peu perméable au changement, va connaître un nouveau chambardement, une dizaine d’années après la mort du service militaire obligatoire. D’ici à 2013, près de 10 % de ses effectifs totaux seront supprimés, avec des conséquences non négligeables pour le territoire de la région Centre qui abrite 17 000 civils et militaires des armées de l’air et de terre. La comparaison avec les autres armées européennes ferait apparaître un sureffectif qui, selon les spécialistes, obérerait sérieusement la capacité de l’armée française à investir dans de nouveaux matériels. Tours et surtout Châteauroux seraient menacées par des “abandons de garnison”, tandis que Bourges, au contraire, gagnerait 800 personnes. Verdict le 20 juin.
 

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Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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