Le rapport remis à Nicolas Sarkozy par Jean-Marc Sauvé, le vice-président du Conseil d’Etat sur les conflits d’intérêt, va donner l’occasion au président de la République de placer la question de la moralisation de la vie publique au cœur du débat.
Il est plus que temps ! Les récents scandales sanitaires, l’inquiétant et croissant rejet de la classe politique, gangrènent le pacte social et plongent l’ensemble de la communauté nationale dans les affres d’une véritable société de défiance.
Les élus locaux, dont on vante la proximité et la probité, n’échapperont pas à l’examen de conscience. Eux aussi doivent admettre qu’ils ne peuvent plus impu- nément collectionner les mandats et les engagements publics et, au final – que ce soit ou non dans un cadre légal –, additionner les rémunérations si tout ou partie de ces dernières ne correspondent pas à l’exercice d’une mission réelle.











