« La SNCF, c’est l’armée… plus la discipline », avait coutume de dire le général De Gaulle. Sans souhaiter que l’on revienne à « la douceur des lampes à huiles et la splendeur de la marine à voile (ibid.) », force est de constater que l’injection d’une dose de management participatif dans l’organisation pyramidale de l’opérateur ferroviaire national n’a pas accru la qualité du service.
Certes, le trafic a augmenté ; certes, la prise en charge par Réseau Ferré de France (RFF) d’une dette colossale nuit à la capacité d’investissement. Pour autant, nombre de dysfonctionnements pourraient trouver remède dans une meilleure allocation des ressources, aujourd’hui dispersées dans une multitude d’entités autonomes.
Sait-on, ainsi, que la seule refacturation interne emploie des bataillons de ronds-de-cuirs alors que l’on manque d’opérationnels sur les voies ? Pas étonnant, dans ce contexte, que le coût de production de la SNCF soit de 20 à 30 % supérieur à celui de la Deutsche Bahn.











