Et demain ?

C’est entendu. L’horizon économique est bouché au moins jusqu’à la fin de l’année. L’exercice conjoncturel auquel se sont livrés la Banque de France, les Urssaf et la direction régionale du commerce extérieur jeudi dernier à Orléans n’apprendra rien à personne. Mais après ? Comment va-t-on résoudre, une fois les vaches grasses revenues – et elles reviendront, n’en déplaisent aux prophètes de la fin du capitalisme –, les niveaux d’endettement colossaux creusés par des Etats déjà surendettés ? Pour Jean-Claude Bach, directeur régional de la Banque de France, il n’existe que deux possibilités : laisser filer l’inflation, hypothèse à laquelle il ne croit guère, ou augmenter l’impôt. Les revenus du travail étant sacralisés, il ne voit que ceux du patrimoine qui puissent être ponctionnés. La rente sera la victime collatérale des plans de relance, qu’on se le dise.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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