Les efforts tardifs des dirigeants européens pour tenter de sauver l’euro ne sauraient faire oublier la somme de contradictions qui ont présidé à la gouvernance de l’économie européenne.
Comment, ainsi, avoir pu prétendre égaliser des politiques aussi différentes, d’Athènes à Berlin, sans s’appuyer sur un exécutif suffisamment fort et légitime pour transcender les égoïsmes nationaux ? L’accord de principe sur une simple vision commune fut sans cesse remis aux… calendes grecques.
L’acceptation de la coexistence d’un modèle rhénan fondé sur des exportations agressives et d’une politique « Club Med » basée sur le recours à l’endettement, avec la mise en œuvre, ailleurs, de stratégies court-termistes (dumping fiscal en Irlande, immobilier spéculatif en Espagne), ne pouvaient que mener à cette débandade.
In varietate concordia : la devise de l’Union européenne est aujourd’hui à deux doigts de faire la peau d’une autre devise, sonnante et trébuchante cette fois, l’euro.









