Faux-semblant ?

Nous ne sommes pas les seuls à avoir un peu de mal à croire à cette grève censée paralyser le pays et qui, finalement, ne pénalise guère que les pauvres bougres de banlieusards. La volonté syndicale de ne pas associer les quelques agitateurs des facs de sciences humaines au mouvement des cheminots, la décrue quotidienne du nombre de grévistes, la relative discrétion de l’opposition… donnent l’étrange sentiment que le scénario était écrit et que les perturbations du moment ne sont là que pour donner le change et permettre aux principaux protagonistes de sortir la tête haute du « conflit ». On ne peut s’empêcher de faire le lien avec l’affaire Gautier-Sauvagnac. D’aucuns murmurent que la révélation des pratiques de l’UIMM, sorties opportunément au début de l’automne, obligerait certaines centrales syndicales à jouer le jeu du gouvernement. Sous peine de devoir justifier, à leur tour, de certaines pratiques inavouables.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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