Nous ne sommes pas les seuls à avoir un peu de mal à croire à cette grève censée paralyser le pays et qui, finalement, ne pénalise guère que les pauvres bougres de
banlieusards. La volonté syndicale de ne pas associer les quelques agitateurs des facs de sciences humaines au mouvement des cheminots, la décrue quotidienne du nombre de grévistes, la relative discrétion de l’opposition… donnent l’étrange sentiment que le scénario était écrit et que les perturbations du moment ne sont là que pour donner le change et permettre aux principaux protagonistes de sortir la tête haute du « conflit ». On ne peut s’empêcher de faire le lien avec l’affaire Gautier-Sauvagnac. D’aucuns murmurent que la révélation des pratiques de l’UIMM, sorties opportunément au début de l’automne, obligerait certaines centrales syndicales à jouer le jeu du gouvernement. Sous peine de devoir justifier, à leur tour, de certaines pratiques inavouables.










