La ligne à grande vitesse (LGV) Sud Europe, qui doit relier Tours à Bordeaux, est mal en point.
Les collectivités, qui sont appelées à financer 25 % du premier tronçon (7,2 Md€), traînent les pieds et remettent en cause la participation de l’Etat (25 %) jugée trop faible. La fronde est suffisamment sérieuse pour que le gouvernement ait de-mandé au préfet de la région Aquitaine, coordinateur du projet, de boucler les négociations d’ici au 15 juin avec les collectivités.
Le Département de la Charente exige, en échange de sa participation, l’amélioration de la sécurité de ses routes nationales ; la Région Poitou-Charentes demande l’achèvement de travaux sur des infrastructures ferroviaires. La Région Centre, hostile à une concession au privé, refuse tout simplement de mettre au pot. L’objectif de mise en service pour 2016 est-il encore crédible ?










