En panne

La ligne à grande vitesse (LGV) Sud Europe, qui doit relier Tours à Bordeaux, est mal en point. Les collectivités, qui sont appelées à financer 25 % du premier tronçon (7,2 Md€), traînent les pieds et remettent en cause la participation de l’Etat (25 %) jugée trop faible. La fronde est suffisamment sérieuse pour que le gouvernement ait de-mandé au préfet de la région Aquitaine, coordinateur du projet, de boucler les négociations d’ici au 15 juin avec les collectivités.
Le Département de la Charente exige, en échange de sa participation, l’amélioration de la sécurité de ses routes nationales ; la Région Poitou-Charentes demande l’achèvement de travaux sur des infrastructures ferroviaires. La Région Centre, hostile à une concession au privé, refuse tout simplement de mettre au pot. L’objectif de mise en service pour 2016 est-il encore crédible ?

 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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