Nous sommes, à titre personnel, ravis pour les salariés de Gemalto. Les « primes de préjudice », de 22 500 à 100 000 €, qui s’additionneront aux indemnités conventionnelles
de licenciement, leur permettront de se constituer un pécule pour leur retraite ou l’avenir de leurs enfants. Fort bien. Mais qu’en est-il des salariés des plus petites entreprises qui perdent leur emploi dans des conditions au moins aussi sévères et avec des chances au moins aussi faibles de retrouver une situation professionnelle comparable ? Il serait juste que l’Etat ou qu’un organisme paritaire (l’Unedic ?) contrôle ces disparités et envisage la création d’une caisse de compensation prenant en compte la situation de chacun. Elle répartirait ainsi de façon équitable la manne que seules peuvent verser quelques très grandes entreprises aux salariés victimes d’un licenciement.










