A quatre semaines des élections présidentielles, les principaux candidats ont abandonné le registre compassionnel pour s’intéresser à celui de l’identité nationale.
Ils se disputent aujourd’hui le titre de meilleur serviteur de la cause républicaine, invoquent les mânes de la France éternelle, s’arrachent le drapeau tricolore. Certes, à l’heure où les ensembles nationaux se fondent dans le clair-obscur de la mondialisation, cette question n’est pas anecdotique. Mais doit-elle surdéterminer toutes les autres ? On regrettera, comme d’autres observateurs, la pauvreté des propositions sur l’économie. Entre appels invocatoires au retour à la confiance, à la réduction de la dette publique, au volontarisme industriel et au primat de la valeur travail, l’offre programmatique n’est pas encore au niveau des enjeux. Est-il encore temps d’infléchir cette tendance ?










