L’attention portée par le Premier ministre au rapport du Conseil d’analyse économique (CAE) sur la réforme fiscale laisse augurer de mesures qui pourraient s’appliquer sur les revenus 2006, c’est-à-dire dès la déclaration de revenus de mars 2007.
Comment alléger la pression pesant sur les éléments les plus dynamiques de la nation sans pénaliser les moins favorisés ? Tout simplement en taillant dans l’invraisemblable arsenal des niches fiscales ou en plafonnant celles qui méritent d’être sauvegardées. Dans ces conditions, le taux marginal d’imposition sur le revenu des personnes physiques et l’impôt sur les sociétés pourraient être abaissés à moins de 20 %. C’est du moins ce que l’économiste Christian Saint-Etienne, l’un des auteurs du rapport, avait indiqué en mars dernier à quelquesuns de ses amis tourangeaux. Pour éviter une syncope des âmes sensibles, il est probable que le gouvernement fixera, au final, une barre bien supérieure à ces 20 %. Mais l’assommoir fiscal français, qui promet à l’exil ou au découragement ceux qui sont capables de produire des richesses, est en passe d’être réformé en profondeur. Il était temps...









