Imprévisible

La municipalité de Saint-Jean-dela- Ruelle, constatant le non-respect par l’équipementier Deustch de ses engagements en matière de création d’emplois, lui réclame le remboursement d’une subvention versée en 2001 (cf. page 2).

Une telle décision illustre toute l’ambiguïté des aides publiques : confrontées à un environnement économique et géopolitique de plus en plus mouvant, les entreprises ne peuvent plus s’engager, même sur le moyen terme. La direction de Deustch pouvaitil prévoir, au moment de la signature de cette convention trien- nale, le choc du 11 septembre et l’effondrement consécutif du marché de l’aéronautique ? Les collectivités, très éloignées de la dure loi des marchés, doivent, soit renoncer à adosser leurs aides éventuelles à des programmes fermes de création d’emplois, soit prévoir dans leurs conventions des clauses de force majeure et de retour à meilleure fortune. Et les appliquer le moment venu…

 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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