Les présidentielles vont-elles se résumer à gauche, comme à droite, à l’affrontement des ambitions personnelles ? Certes, il s’agira d’élire un homme ou une femme, mais
les enjeux du scrutin mériteraient sans doute que les questions de programmes soient déjà présentes sur le devant de scène occupé aujourd’hui par le seul spectacle convenu des ralliements, des trahisons et des petites phrases assassines. En effet, tandis que le risque de relégation économique du pays n’a sans doute jamais été aussi fort, tandis que la menace climatique, exprimée par le rapport Stern, pose la responsabilité des gouvernements dans des termes inédits, on aimerait que les postulants à la plus haute charge précisent leurs options en des termes moins généraux. A moins que certaines omissions constituent, à l’heure où la mondialisation réduit les marges de manoeuvre, un aveu d’impuissance.









