Jacques Attali, le président de la commission chargée par le gouvernement de définir les conditions préalables à la libération de la croissance économique, vient d’enfoncer le
clou dans une interview : « La France doit prendre conscience qu’elle est sur la pente du déclin mais qu’elle a tous les moyens de l’éviter. A condition d’agir en profondeur et très vite ». Dans un univers économique mondialisé, frappé par la crise de l’hyper-finance, et dans lequel nos compétiteurs rivalisent d’audace, les dernières préventions françaises à l’égard des indispensables réformes prêteraient à sourire si ces jérémiades d’enfant gâté ne risquaient pas d’entraîner la communauté nationale vers le précipice. Formons le voeu, en cette période de bonnes résolutions, que l’année 2008 soit celle de l’accélération de la refonte « profonde et rapide » de notre organisation économique et sociale.










